Veja un jour, Veja toujours

@veja @modetrotter

Je pense que la mode doit avoir un sens. J’ai toujours été attirée par une marque parce que j’avais entendu une histoire, aujourd’hui on utiliserait plutôt le terme storytelling, ou parce que je l’associais à un artiste, une musique, une époque et une attitude que j’appréciais. C’est de cette façon que Veja m’a paru être une marque intéressante. En tant que férue de baskets, j’ai beaucoup de mal à laisser entrer autre chose que du Nike, du Adidas et du Converse dans mon dressing. Je me souviens avoir écouté le discours de ces parisiens plein de bonnes intentions dans la salle de conférences du Rich Mix à Londres. A cette époque, j’étais officiellement stagiaire pour Pants to Poverty et plus officieusement pour Tigerlily Films. Je n’y croyais pas une seule seconde à cette idée de fabrication totalement transparente mais j’ai trouvé le concept éthique audacieux et les baskets pas trop moches. Je pensais clairement qu’ils se lasseraient d’aller chercher le caoutchouc au fin fond de la forêt amazonienne. Apparement non, et ça, c’était il y a plus d’une dizaine d’années. Ces bobos parisiens ont su séduire la banlieusarde que je suis. Depuis, je collectionne plusieurs paires de la griffe. Il m’a suffit de recroiser ces fameuses sneakers dans le clip d’Oumou Sangaré, Kamelemba, portées par les Swaggers pour retomber en adolescence. Je vous avoue que la dernière collaboration avec Modetrotter me fait clairement de l’oeil. Veja a inventé un modèle, un point de vue, une façon de concevoir la mode autrement et ces parisiens plein bonnes intentions n’y se sont jamais éloignés.

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